Serment mensonger et conséquences sur le mariage

Question détaillée :

Si une personne jure à plusieurs reprises de manière mensongère sur le Coran ou par Allah (swt), sans s’acquitter de la kaffāra, cela détruit-il son īmān (foi) ? L’épouse est-elle alors tenue de demander le divorce ou le khulʿ 1?

Réponse :

Prêter un serment mensonger a un effet très néfaste sur la foi (īmān) d’une personne. Lorsqu’il s’agit d’un serment religieusement valide (sharʿī), la personne doit s’acquitter de la kaffāra correspondante. Même en répétant ce péché, la personne reste musulmane, bien qu’elle soit considérée comme pécheresse.

Par conséquent, il n’est pas obligatoire pour l’épouse de demander le divorce ou le khulʿ, puisque l’homme est toujours reconnu comme musulman, même s’il commet des péchés graves.

Une personne qui ne se repent pas d’un grand péché s’expose à un châtiment sévère. Cependant, Allah (swt) est Très Pardonneur, et s’il y a un repentir sincère, Allah (swt) accorde Son pardon.

  1. Le khulʿ (خلع) désigne un type de divorce initié par l’épouse, dans le cadre du droit matrimonial islamique. Contrairement au ṭalāq (divorce prononcé par le mari), le khulʿ suppose que l’épouse demande la séparation et, en contrepartie, offre une compensation au mari (souvent la restitution de la dot ou une somme convenue). Le khulʿ repose sur le consentement mutuel entre les deux époux, bien que certaines écoles juridiques permettent au juge (qāḍī) d’ordonner un khulʿ en cas de litige grave ou d’incompatibilité manifeste. ↩︎