Question détaillée :
Si une femme demande un Khul’1 (divorce à l’initiative de l’épouse), l’homme peut-il poser des conditions sur la garde des enfants ?
Réponse :
Selon les règles de l’Ayatollah Sayyid Sistani :
565. La garde, l’éducation et le soin de l’enfant, qu’il s’agisse d’un garçon ou fille, durant les deux premières années lunaires (hijri) constituent un droit égal pour les deux parents. Par conséquent, le père ne peut pas séparer l’enfant de sa mère durant ces deux années.
Une fois ces deux années écoulées, le droit de garde revient exclusivement au père. Cependant, par précaution, il est recommandé que le père ne sépare pas l’enfant de sa mère jusqu’à ce qu’il ou elle atteigne l’âge de sept ans.
566. Si les parents divorcent avant que l’enfant, garçon ou fille, atteigne l’âge de deux ans (calendrier hijri), la mère ne perd pas son droit de garde, tant qu’elle ne se remarie pas. Il est donc nécessaire que les deux parents s’entendent sur l’exercice de leur droit commun de garde, que ce soit en alternance ou selon tout autre arrangement convenu mutuellement.
567. Si la mère se remarie après s’être séparée du père, elle perd son droit de garde qui revient alors exclusivement au père.
- Le khulʿ (خلع) désigne un type de divorce initié par l’épouse, dans le cadre du droit matrimonial islamique. Contrairement au ṭalāq (divorce prononcé par le mari), le khulʿ suppose que l’épouse demande la séparation et, en contrepartie, offre une compensation au mari (souvent la restitution de la dot ou une somme convenue). Le khulʿ repose sur le consentement mutuel entre les deux époux, bien que certaines écoles juridiques permettent au juge (qāḍī) d’ordonner un khulʿ en cas de litige grave ou d’incompatibilité manifeste. ↩︎
Kanize Zainab
