Question détaillée :
Un jour, afin de sauver mon mariage, j’ai placé un Coran sur ma tête et j’ai menti. Depuis, mon mari me croit, mais je ne me sens pas bien : je suis constamment étourdie et malade. J’aimerais savoir s’il existe une kaffāra ou une ṣadaqa pour cet acte.
Réponse :
Placer le Coran sur sa tête et mentir ne constitue pas un serment religieux (qasam). Toutefois, le mensonge est interdit (ḥarām) en Islam, et prendre le Coran comme témoin aggrave la gravité de l’acte.
D’un autre côté, l’Islam reconnaît certaines exceptions à l’interdiction du mensonge, notamment lorsque celui-ci vise à préserver un mariage. Cela ne signifie cependant pas que tout devient permis sous ce prétexte. Par exemple, il n’est pas autorisé de nuire à son conjoint puis de se justifier par un mensonge pour se protéger.
Même dans les cas où le mensonge est exceptionnellement toléré, s’il cause un tort à autrui, ce tort doit être réparé envers la personne concernée.
Il n’existe pas de kaffāra obligatoire pour cet acte. La ṣadaqa reste toutefois recommandée (mustaḥabb). En revanche, un repentir sincère auprès d’Allah (swt) est nécessaire, accompagné de la ferme intention d’éviter de se retrouver à nouveau dans une situation menant à la répétition de ce péché.
Sayyid Madani
